mercredi 5 septembre 2012

La Fiscalité : Pour une diminution de la pression



Depuis maintenant 6 ans, le MR participe à l’élaboration des budgets communaux. Nous ne sommes d’ailleurs pas peu fiers de pouvoir affirmer, d’une part, que sur cette période les budgets ont tous été en équilibre et d’autre part, que cet équilibre n’a pas été maintenu au détriment du citoyen.

Le MR a la ferme conviction que le premier pas à effectuer en direction d’une gestion saine et efficace des politiques publiques est la constitution de budgets en équilibre.

Nous ne voulons pas atteindre cet équilibre par simple désir de réussir un exercice intellectuel complexe, mais parce que cela a une réelle implication pour les citoyens.


Lorsqu’un budget est à la dérive, la Ville est contrainte d’emprunter les fonds nécessaires à la politique menée ; ce faisant, elle s’oblige à rembourser les prêts contractés avec des intérêts supplémentaires.
De ce fait, l’année suivante, le budget sera plus difficile encore à boucler, ce qui amène la Ville dans un cercle vicieux.

Or, celui qui paie le prix de cette mauvaise gestion des deniers publics, c’est le citoyen ; puisque d’une part, il est celui qui contribue en premier aux finances de sa commune, par ses taxes et ses impôts et d’autre part, une commune endettée est une commune qui, à terme, ne sera plus à même de remplir ses obligations vis-à-vis du citoyen.

Sans argent, il est impossible de mener une politique de sécurité efficace, d’engager suffisamment de personnel pour assurer la propreté des rues et des espaces publics, d’aménager le territoire, d’initier les travaux nécessaires à l’amélioration de la sécurité routière, etc.

Grâce à la présence du MR dans la majorité communale, rien de tout cela !
Non seulement nous avons plaidé avec succès et contribué au maintien de l’équilibre budgétaire, non seulement cela s’est fait sans hausse des impôts locaux, mais en plus, nous sommes parvenu à réduire de 50% la dette de la Ville, en seulement 5 ans.

Il s’agit d’un succès important dans un contexte de crise économique aigüe dont le bénéfice est structurel puisqu’il se reportera sur les années futures.

En outre, le maintien de l’équilibre budgétaire ne nous a pas empêché de mettre en place des projets d’envergure ; que ce soit, par exemple, le projet Boch sur le plan économique ou Wallonie Cyclable sur le plan de la mobilité.

Les projets auxquels nous avons participés ont été reconnus pour leur sérieux par la Wallonie qui les a donc retenus en vue de les financer.
Il est donc indéniable que la rigueur budgétaire n’implique par la stagnation économique et encore moins la régression sociale.

Un autre élément déjà évoqué qu’il est important de souligner est l’équilibre budgétaire qui n’a pas été réalisé par une hausse des taxes communales. Il s’agit indéniablement d’une des grandes victoires du MR lors de cette mandature.

Etant Libéraux, nous considérons qu’il est important de valoriser le travail, notamment pécuniairement. Toute charge fiscale, directe ou indirecte, qui pèse sur le salaire, tend à en diminuer la valeur.

Or, en Belgique, la pression fiscale est déjà très importante puisqu’il s’agit d’une des plus élevées au monde.

Conscient de cela, le MR Louviérois entend limiter cette pression en n’augmentant pas la fiscalité communale.
Nous y sommes parvenus durant ces 6 années de participation au Collège communal et nous souhaitons poursuivre en ce sens.

A l’image de ce qui est entrepris au sein de l’Etat fédéral, nous sommes convaincus qu’il faut aller dans le sens d’une diminution des dépenses communales plutôt que vers une augmentation de l’imposition.

C’est pourquoi, nous avons l’ambition de diminuer la pression fiscale, dans la limite des contraintes budgétaires.

Cette diminution peut s’effectuer de plusieurs manières ; tantôt par une diminution des taux d’imposition, tantôt par une limitation des additionnels communaux, tantôt par des avantages en nature.

Par exemple, la distribution gratuite de sacs poubelles induit inévitablement une diminution de la taxation sur ces derniers.

Vous le voyez, les pistes ne manquent pas, les leviers d’action sont nombreux et le MR louviérois n’est pas avare d’idées.

Comme précédemment expliqué, il importe à tout prix de maintenir l’équilibre budgétaire.

La diminution des recettes fiscales que nous proposons doit donc être compensée.

En la matière, nous proposons deux pistes : d’une part des taxes de dissuasion sur les établissements dangereux et insalubres, les garnis et les immeubles inoccupés  et d’autre part, la perception effective des redevances pour incivilités.

Nous tenons à souligner que nous ne voulons pas donner d’une main et reprendre de l’autre.

La taxe de dissuasion n’est pas une imposition globale adressée à tous les citoyens, mais une sanction adressée aux propriétaires qui laissent leurs immeubles se désaffecter ou tomber en ruine.
La perception des redevances pour incivilité relève de la même philosophie.

Vous le voyez, ce système revêt une double qualité.
La première est naturellement l’obtention d’une source de financement qui permet la compensation budgétaire et donc la réduction d’impôt.

La seconde est un renforcement de la fermeté dans l’exécution des politiques publiques.

L’incivilité sera combattue de manière plus efficace car avec plus de sévérité et de systématisation.

En conclusion, deux mots s’imposent : continuité et persévérance. Nous voulons une continuité dans l’équilibre des comptes communaux, dans le sérieux des projets soumis à financement, dans le maintien de la paix fiscale.

Mais nous voulons faire mieux, nous voulons persévérer dans les économies réalisées pour rendre les politiques mises en œuvre plus performantes et pour diminuer la pression fiscale.

Si vous nous témoignez votre confiance, nous nous engageons formellement à tout faire pour atteindre cet objectif. Pour pouvoir être généreux, nous nous devons d’être rigoureux.



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