jeudi 6 décembre 2012

Communiqué d’Olivier DESTREBECQ, échevin, et de Bernard LIÉBIN, Conseiller Communal et Chef de groupe provincial, sur le dossier Duferco-NLMK


Olivier DESTREBECQ et Bernard LIÉBIN prennent acte de la perte mensuelle totale de 12 millions d’euros sur le site sidérurgique louviérois et peuvent comprendre en ce sens la réaction des actionnaires de NLMK et de Duferco, qui voient leur investissement mis à mal. Ils ne comprennent cependant pas l’absence d’un plan industriel à long terme ainsi que d’un programme d’investissements susceptible de réduire les coûts et d’améliorer la productivité de l’outil.


Nonobstant, ils estiment que le dossier n’a pas été suffisamment pris au sérieux par le Gouvernement Wallon qui connaissait les problèmes depuis mars mais qui a laissé pourrir la situation.

« Je constate que le Gouvernement Wallon n’a pas retenu la leçon Carsid. A La Louvière comme à Charleroi, il est demeuré passif et ce au détriment d’une région et de centaines de travailleurs. Je ne parviens pas à expliquer comment le Ministre Marcourt a pu rester aussi inactif dans ce dossier, alors même qu’il avait connaissance des tous les éléments que nous découvrons aujourd’hui. Dans un autre pays ou une autre région, il serait amené à faire un pas de côté» affirme l’échevin.

Si les deux élus souhaitent que le dialogue entre la direction et les syndicats avance et porte ses fruits, ils ne peuvent s’empêcher de remarquer que le plan proposé par la direction de NLMK ne tient pas la route.

Bernard LIÉBIN observe d’ailleurs « qu’un licenciement aussi massif rend l'outil inutilisable, sauf à recourir de manière intensive à la sous-traitance. Afin de maintenir l’outil opérationnel en vue d’une reprise, il serait préférable de procéder à un chômage économique. En outre, je ne peux que m’interroger : NLMK organiserait-elle sa propre perte sur le territoire louviérois en livrant des brames au dessus du prix du marché ? »

En effet, l’entreprise n’a pas modifié le prix des brames de sorte que cela engendre des bénéfices en Russie et des pertes ici.

Et Bernard LIÉBIN de poursuivre : « Le coût de l’énergie est un facteur également  déterminant et la structure du prix de l’électricité en Belgique pèse lourd dans le résultat d’une aciérie électrique comme Duferco ».

Olivier DESTREBECQ renchérit : « En tout état de cause, si le coût de l’énergie représentait réellement un problème, alors je pose la question : pourquoi le travail n’a t-il pas été organisé en priorité le soir et le weekend, au moment où l’énergie coûte le moins cher ? D’autres entreprises ont par le passé déjà eu recours à ce système avec des résultats appréciables ».

Lapidaires, les deux élus libéraux concluent qu’ « A tout le moins, cela démontre de la part de la direction soit un manque de volonté pour trouver des solutions, soit une gestion hasardeuse dont les travailleurs sont exonérés de responsabilité ».

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